Conduire une transformation sans s’y exposer soi-même

Conduire une transformation sans s’y exposer soi-même

Dès la première rencontre, quelque chose me gêne. Pas ce qu’il dit. La façon dont il le dit. Il n’a aucune hésitation. Ni sur la vision, ni sur le cap, ni sur les étapes. Tout ést clair, net, déclaré, comme maîtrisé. Quand je lui pose une question sur lui, sur ce que ce changement lui demande à lui, il répond en parlant de ses équipes.

Le premier silence

Pendant deux sessions, quelque chose résiste. Il comprend, valide et repart avec les mêmes certitudes. Ce qui a finalement permis un « déplacement », ce n’est pas moi. C’est un feedback qu’il n’a pas pu esquiver. Venu de quelqu’un en qui il a confiance : « personne dans l’équipe ne voit comment toi tu t’embarques dans la transfo. »

Et la session d’après, il arrive différemment. Je lui pose une question. Il me répond sans parler de ses équipes. Il se tait. Un long blanc. C’est la première fois.

Conduire sans s’exposer

On peut conduire une transformation sans jamais s’y exposer soi-même. Lui, gérait le changement depuis un endroit où rien ne l’atteignait vraiment.

Les équipes ne voyaient pas vraiment ce qui manquait. Mais elles le sentaient.

Ce n’est pas toujours le manque de vision qui freine une transformation.
Parfois, c’est le manque d’exposition de celui qui la porte.

 

1080 1080 Laurent Castelot
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